Les 5 clés de la réussite et du bonheur par Anthony Robbins

Bonjour à toutes et à tous, cela fait un bail que je n’ai pas alimenté mon blog, peut-être ai-je perdu cette fougue et cet esprit critique vis à vis de la société marocaine (que je suis rentré dans le moule), peut-être que mes préoccupations professionnelles ont inhibé mes prises de position, peut-être que j’étais à la recherche du bon sujet à traiter ou peut-être que j’étais un peu paresseux…bref toutes ces raisons ne sont que des justifications que j’essaie de trouver pour essayer de justifier mon silence de plusieurs mois!
Aujourd’hui j’ai décidé de partager avec les 5 clés de la réussite et du bonheur présentées dans le livre Best-seller d’Anthony Robbins: Pouvoir illimité. Lisez celà attentivement et essayez de faire le rapprochement avec votre vie de tous les jours. Enfin comme je le dis toujours seule l’action compte, essayez donc de metter en principe ces pratiques. Bonne lecture

1- La maitrise de la frustration

« Tous ceux qui réussissent apprennent que le succès se trouve de l’autre côté de la frustration. Malheureusement, certains n’arrivent pas à passer de l’autre côté. Les gens qui n’atteignent pas leurs objectifs sont généralement arrêtés par la frustration. Ils la laissent les empêcher d’agir comme il conviendrait pour réaliser leurs désirs. Pour dépasser cet obstacle, il faut entrer dans la frustration, faire de chaque échec un tremplin. savoir en tirer une leçon, et avancer plus loin. »

2- Savoir essuyer les refus

« Il n’y a pas de véritable succès sans refus. Plus vous essuyez de refus, mieux cela vaut, plus vous en apprenez, plus vous approchez de ce que vous voulez obtenir. La prochaine fois que quelqu’un vous refusera quelquechose, tapez-lui sur l’épaule. Cela changera sa physiologie. Transformez les « non » en accolades. Quand vous saurez affronter les refus, vous aurez appris à obtenir tout ce que vous voulez. »

3-Maitriser les pressions financières

« Quand j’ai commencé à faire de l’argent, tout le monde m’en a voulu. Mes amis me désavouaient. « Tu ne penses qu’à l’argent, qu’est ce qui t’arrive? »[…] Parce que j’avais un statut financier différent, les gens se faisaient soudain de moi une image différente. Certains m’en voulaient énormément. C’est un des effets que l’argent peut avoir sur notre vie, un des ces pressions financières dont je parlais. Ne pas avoir assez d’argent en est une autre. […] Mais que vous ayez beaucoup ou peu d’argent, vous subissez des pressions financières.

4-Ne jamais se laisser à la complaisance

« La sensation de bien-être peut être l’une des plus désastreuses que nous puissions expérimenter. Qu’arrive-t-il quand on se sent trop bien? On arrête de se développer, de travailler, de créer de la valeur ajoutée. Ne cherchez pas trop de bien-être. Si vous vous sentez vraiment bien, il y a des chances pour que vous ayez cessé d’avancer. Comme disait Bob Dylan: « Celui qui ne cherche pas à naitre cherche à mourir » Quand on demande à Ray Kroc, le fondateur de McDonald’s, quel conseil il donnerait à quelqu’un qui voudrait s’assurer une vie réussie, il répondit simplement: « N’oubliez jamais qu’un fruit vert est en train de mûrir, un fruit mûr est en train de pourrir. »

[…]La complaisance vient souvent de la comparaison. J’ai pensé à une époque de ma vie, que je réussissais mieux que les gens que je connaissais. C’est une des plus graves erreurs que l’on puisse commettre. Cela veut peut-être dire que vos amis ne réussissent pas très bien. Apprenez à vous juger d’après vos objectifs et d’après ce que semblent faire ceux qui vous entourent.

[…] Voici une autre façon d’éviter la complaisance. Tenez-vous à l’écart des bavardages autour d’un verre. Je suis sûre que vous savez de quoi je veux parler. De ces discussions où est exposée comme dans une foire la vie des autres – la façon dont ils travaillent, leur vie sexuelle, leur problèmes financiers et tout le reste. Ces discussions sont un suicide. Elles empoisonnent votre cerveau en vous faisant fixer votre attention sur ce que font les autres et sur leur vie privée et non sur ce que vous pouvez faire pour rehausser la valeur de ce que vous vivez. On se laisse prendre facilement prendre à ce genre de passe-temps. Mais n’oubliez pas que ceux qui bavardent ainsi essaient simplement de se distraire de l’ennui provoqué par leur incapacité à produire dans leur propre vie les résultats qu’ils désirent.

Il y a une phrase d’un sage indien dont nous nous sommes souvent servis: « Ne parle que dans une bonne intention«  »

5-Donnez toujours plus que vous n’espérez recevoir

« Si vous voulez faire marcher votre vie, commencez pas donner. La plupart des gens ne pensent d’abord qu’à recevoir. Recevoir n’est pas difficile. Mais pour que les choses bougent, il faut donner.Le problème de la vie tient à ce que les gens veulent avant tout obtenir une chose ou une autre.[…] Vous pouvez gagner des fortunes, régner sur des empires, diriger des multinationales ou contrôler de vastes territoires. S vous ne le faites que pour vous, vous n’êtes pas quelqu’un qui a vraiment réussi. Vous n’avez pas de vrai pouvoir, vous n’avez pas de vraie richesse. Si vous atteignez seul le sommet de la réussite, vous finirez probablement par sauter dans le vide »

Et enfin pour cimenter des 5 clés de la réussite:

 » La plus grande illusion  que l’on puisse se faire à propos de la réussite c’est de croire qu’elle est une montagne à escalader , une chose à posséder, un résultat statique à atteindre. Pour réussir, vous devez penser à la réussite comme un processus, un mode de vie, une disposition d’esprit, une stratégie d’ensemble »

 

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Victoire du PJD…Adios Koutla…Nouveau départ de la gauche…

Salut à tous, cela faisait pas mal de temps que je voulais écrire un article sur ce qui se passait dans la scène politique marocaine, le dernier article que je voulais écrire et que je regrette de ne pas l’avoir fait, c’est à la veille du scrutin, et que j’allais intituler « Pourquoi le PJD va gagner demain ». À la place je me suis simplement contenté d’un post le vendredi à 10h25 du matin sur Facebook

Bref, j’arrête de vous saouler avec mon « je le savais avant » et je vous parle d’un sujet qui est encore d’actualité, soit la position qui sera adoptée par les partis de gauche marocaine.

Pourquoi le maroc lui faut une politique sociale?

Parce que je pense que c’est le modèle de société qu’il faut pour le Maroc à moyen terme car sinon nous commettrons l’erreur qu’ont commise certains pays de l’Amérique centrale et du sud il y a 30 ans en choisissant la voie de l’ultralibéralisme et qui subissent, aujourd’hui, la violence armée d’une société ultra inégalitaire et ou il faudra se déplacer en gillet par balle et avec son garde du corps.

OK maintenant que je vous avez compris pourquoi je pense qu’il faut une politique de gauche au Maroc, je vous livre le fond de ma pensée et qui est la suivante:

Pour continuer à exister les partis de gauche doivent se constituer en pôle et ne doivent pas participer au prochain gouvernement s’ils veulent gouverner un jour

Pourquoi  je pense que la gauche ne doit pas participer au prochain gouvernement?

Je pense que la décision la plus intelligente à prendre de la part des partis de gauche, et plus précisement ceux de la Koutla, à savoir l’USFP et le PPS, c’est de ne PAS PARTICIPER au prochain gouvernement et d’avoir une vision longtermiste en se positionnant pour les prochaines élections législatives de 2016. Et voilà pourquoi:

-Clarification du positionnement des partis de gauche. Déjà que les citoyens ne comprennent pas trop ce que fait un parti de gauche tel le PPS avec le parti Istiqlal dans le cadre de la Koutla, ils comprendront moins une alliance d’un parti socialiste de gauche tel l’USFP avec un parti islamiste conservateur comme le PJD.

-Une bonne partie de l’électorat de gauche n’est pas allé voter car ne se reconnaissant plus dans le positionnement des partis dits de gauche. Entre l’incompatibilité de fond de la Koutla et celle de l’adhésion des partis de gauche (Parti socialiste, Parti de la gauche verte et Parti travailliste) à l’alliance pour la démocratie emmené par le RNI, l’électeur de gauche est complètement pommé

-Si on additionne les résultats des partis de gauche, on arrive quand même à 64 sièges, sachant qu’une bonne partie de l’électorat de gauche n’a pas voté

USFP (39) + PPS (18) + Parti travailliste (4) + Parti de l’environnement et du développement durable (2) + Front des forces démocratiques (1) = 64 sièges

De plus, 2 partis d’extrême gauche, à savoir le Parti socialiste unifié (PSU) et le Parti d’avant-garde démocratique et socialiste (PADS) ont boycotté les élections et étant donné leur proximité avec les mouvement du 20 Février, peuvent constituer une bonne masse électorale.

Pour la création d’un pôle de la gauche

C’est pour cela que dans ce contexte de polarisation, la création d’un pôle de gauche est une opportunité inespérée pour les partis de gauche s’ils veulent continuer à exister et à faire entendre leur voix, sinon et bien on se rappelera du gouvernement Youssoufi comme le dernier gouvernement de gauche qu’ait connu le Maroc…

Certains d’entre vous me diront que étant donné les rancoeurs qu’entretiennent certains partis de gauche du fait de scission ou de différences idéologiques, celà est quasi impossible…Et bien moi je leur répond que pour y arriver, il faut des femmes et des hommes qui ont une vision et qui ont un rêve commun, celui d’une gauche marocaine unie et aux commandes du pouvoir.Il serait fier de vous

Pour finir je vous laisse avec ce documentaire (portugais sous-titré en espagnol) d’un grand homme de gauche, LUIS IGNACIO LULA DA SILVA:

Café Politis. Élevons le débat svp!

Bonjour à toutes et à tous, ça faisait longtemps que je voulais écrire cet article, plus précisément depuis que j’ai assisté à la 4ème édition de Café Politis.  Depuis que j’assisté à la 5ème édition, je me suis décidé à l’écrire.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je tenais à féliciter l’association Marocains Pluriels sans qui nous ne pouvions avoir cette chance de débattre et de se rapprocher de la chose publique.

cafe politis

Après avoir assisté à 3 Café Politis, mon constat est le suivant:

Lors des interventions nous sommes plus dans un schéma d’étalage de connaissance et de « moi je sais » plutôt que dans l’optique de faire avancer le débat et d’interagir avec les invités.

Je m’explique:

  • La majorité des interventions qui ont lieu pendant le Café Politis sont souvent hors-sujet. Rappelez-vous, lors cette 5ème édition (très réussie au niveau de l’affluence et des intervenants) il y avait au maximum 2 à 3 interventions qui soulevaient la problématique de l’engagement politique.
  • Les gens parlent de leur expérience personnelle (On s’en fout) au lieu de profiter de la présence des invités dans le but de leur poser des questions pertinentes et délicates afin de faire avancer la réflexion de tous. D’ailleurs l’animateur du débat Rachid Hallaouy, n’a cessé de répéter qu’il fallait poser des questions.
  • Il faut arrêter avec l’exception marocaine. Je me rappelle lors de la 4ème édition, j’avais posé la question à M.Herezenny quel modèle d’évolution il voyait le plus bénéfique au Maroc, social-démocratie, libéralisme, modèle à la turque, modèle à la brésilienne,etc… J’avais posé cette question afin de profiter de l’expérience de ce bonhomme et j’entendais dans l’audience, mais « Nous on va inventer notre propre modèle »  Qu’est ce tu vas inventer lay ihdik?
  • Il faut dire les vraies choses sans tomber dans le populisme. Bien que les interventions les plus populistes restent souvent les plus applaudies
  • Ne pas être systématiquement dans une optique de « Casser du politicien ». Même si de temps en temps, une intervention d’un Jalil El Outmani pour descendre les intervenants ne fait pas de mal et soulage un peu.
  • Arrêtez d’applaudir chaque 30 secondes s’il vous plait. C’est une mauvaise habitude, je ne sais pas d’où elle nous vient.
  • Au niveau de l’organisation. Ahmed et Bassim, évitez de donner le micro seulement à ceux qui gueulent le plus. Essayez de prendre des personnes dans différentes zones de la salle, car comme tout le monde ne peut pas parler, 1 personne pourra reprendre les questions de ses amis dans la même table par exemple.
  • Enfin évitez de vous contredire dans vos interventions svp. Je pense notamment à une jeune fille qui a reproché aux invités de ne parler que de leur formation politique (De quoi veux-tu qu’ils parlent?) pour enfin terminer en disant: « Oui moi je suis du PAM et je suis fière de l’être ».

Le ridicule ne tue pas, mais il met mal à l’aise, je te jure…

Voilà je finirai en disant qu’il s’agit d’un nouvel exercice démocratique et que nous sommes tous en train d’apprendre. Vos commentaires et remarques sont donc les bienvenus.

Jeunes élites du Maroc : Wake uuuuup!

Il y a un peu plus d’1 mois, j’ai écrit un article expliquant que le problème était un problème de valeurs, en gros ce que je disais c’est que le système de valeurs est complètement inversé chez une grande partie de la population. Après avoir écrit cet article, je me suis dit OK alors tu as 3 choix qui sont les suivants :

  1. Tu ne restes plus au Maroc et tu vas vivre dans une société qui est en alignement avec ton système de valeurs
  2. Tu t’en fous de ce qui se passe au Maroc, tu te fais de l’argent et tu vis dans une micro-société à l’intérieur du Maroc
  3. Tu es un peu patriote, tu profites de ce vent d’espoir qui souffle sur le pays qui t’a tout donné et tu t’impliques pour changer les choses.

Et bien comme j’aime mon pays, que je suis un peu altruiste et bien j’ai choisi l’option 3.

Dans toutes les démocraties, les massent choisissent et les élites leadent

Puisque le Maroc a fait officiellement le choix de la démocratie -le moins pire système qu’on ait trouvé à ce jour- il lui faut l’implication de ses élites dans la gestion de la chose publique car dans toutes les démocraties du monde, ce sont les élites qui mènent la barque.

Afin d’être clair et pas mal interprété, pour moi les élites sont les personnes qui ont une éducation et des valeurs de qualité, cela n’a aucun lien avec le pouvoir d’achat

Si nous en sommes dans l’état actuel des choses, c’est en bonne partie à cause de la démission quasi-totale des élites de la génération de nos parents (les baby-boomers) de la politique durant les 40 dernières années. D’ailleurs, juste à voir le paysage politique, on retrouve toujours les mêmes têtes. Certains de ces boomers me répondront, oui mais le jeu était biaisé et les règles d’une société démocratique n’étaient pas claires.

OK fine, mais regardant devant nous, et si comme je disais dans mon précédent article, la nouvelle constitution ne changera rien sur le terrain mais au moins donnons lui le crédit d’avoir posé les bases d’un réel jeu démocratique. En gros, la nouvelle constitution a donné plus de légitimité aux partis politiques. Dorénavant et on l’espère, la gestion de la chose publique passera obligatoirement par les partis.

Au Maroc, les élites sont déconnectées de la réalité

En partant du principe que le Maroc a besoin de ses élites afin de « leader » (je n’utiliser pas mener car ne veut pas dire la même chose) sa transition démocratique et son développement humain et économique, il faut que ses élites puissent arranger les problèmes du peuple marocain dans sa globalité et répondre à ses attentes. Or le problème que nous avons au Maroc c’est que ces élites sont complètement déconnectées de la réalité et du quotidien que vit la majorité de la population marocaine.

Il faut donc que ces nouvelles élites soient plus proches et plus connectées aux préoccupations de la population afin de qu’elles puissent répondre à leurs problèmes et à leurs besoins.

Jeunes élites pour en finir avec les « Bouchakkara »

Ce qui se passe actuellement chez ces jeunes élites, c’est qu’on se contente simplement de critiquer et de pointer du doigt la politique et les politiciens mais personne ne veut se mouiller.

Or si tout le monde dit qu’il faut que ça change et que personne ne veut s’impliquer pour le changement (Wa khouya moi ma carrière en premier) et bien ça ne changera pas et notre classe politique ne se renouvellera pas.

Afin de donner un nouveau visage au champ politique et de redonner confiance aux marocains envers la politique, il faut que les jeunes élites aillent au charbon afin d’en finir avec les « Bouchakkara » et les « Dinosaures ». Non pas que je ne les aime pas, mais c’est juste que ça suffit, et qu’on a besoin de nouvelles idées et de nouvelles énergies. Un footballeur quand il arrive à un certain âge, Zidane ou Maradona soit-il, il raccroche les crampons pour donner la chance à un Messi de s’exprimer et heureusement d’ailleurs. Y’ en a qui arrêtent au top et quittent sous les ovations du public, et y’ en a qui quittent en se morfondant sur le banc des remplaçants.

2011 non, 2012 peut-être, Rendez-vous en 2016

Je profite de cette date hautement symbolique du 20 Août afin d’inviter les jeunes élites du Maroc à sortir de leur exil moral et politique. Notre pays est en train de vivre un tournant historique qui nécessite de faire émerger de nouvelles élites politiques avec des valeurs saines et une vision claire. Ca ne se fera pas lors des prochaines élections anticipées en 2011, il y aura peut-être des miracles lors des élections de 2012, mais je suis optimiste pour les  élections de 2016 et j’invite les jeunes élites de notre nation à s’impliquer pour cette échéance.

Dernier petit point, pas d’opportunisme s’il vous plait, si vous n’êtes pas drivé seulement par l’intérêt public du Maroc, restez chez vous et choisissez plutôt l’option 2 (Voir introduction de l’article)

Le Maroc: un problème de valeurs

Salut à tous, ça fait 1 an que je suis revenu m’installer définitivement au Maroc, c’était exactement le 8 Juillet dernier. J’ai eu le temps de bien observer la société marocaine en essayant de comprendre ses maux et ses problèmes. Entre temps, il y a le mouvement du 20 Février, le premier discours du Roi le 9 Mars, une réforme de la constitution, un 4-0 contre l’Algérie, un 2ème discours du Roi, un référendum, puis il y a eu ma vie de tous les jours à travers laquelle j’essayais de cerner un peu la société dans laquelle je vivais..

Revenons à la réforme de la constitution, dans le fond, je ne suis pas contre, il s’agit d’une constitution qui va dans le sens démocratique en prenant en considération les spécificités de la culture et de l’histoire du Maroc. Mais j’ai voté Blanc. Certains me diront: « Pourquoi tu t’es dérangé, tu aurais pu rester chez toi, de toute façon, ça ne changera rien » Alors, pourquoi ai-je voté blanc?

Tout d’abord, parce que  j’ai tenu à exercer mon droit de vote en tant que citoyen car en ne me déplaçant pas pour voter, cela voudrait dire que je m’en fou de l’avenir de ce pays et que il y a des gens qui décideront pour moi. Et deuxièmement, et c’est la raison principale de mon vote blanc c’est que je pense que le problème du Maroc est un problème de valeurs et non un problème de constitution. Je ferai une comparaison que certains n’apprécieront pas, mais je la fais quand même: C’est comme une entreprise, vous avez beau lui proposer la meilleure stratégie du monde mais si ses valeurs ne sont pas clairement définies, cette stratégie ne fonctionnera pas. Ce n’est pas que le Maroc n’avait pas besoin de réforme de la constitution, mais c’est que cette constitution ne changera pas grand chose dans la vie de tous les jours.

Le Maroc: un problème de valeurs

Le problème du Maroc est un problème de valeurs,

  • Tant que la valeur « Tkoulib » (mauvaise ruse) sera plus valorisée que la valeur « Travail ». Et qu’on continue à admirer les « Dribbleurs » plutôt que les « Ethiques » dans notre société.
  • Tant que l’honnêteté et le sérieux constitueront l’exception plutôt que la règle. Posez-vous la question à vous même, quand vous trouvez un prestataire sérieux, vous êtes contents comme si vous aviez trouvé la perle rare, alors que celà est censée être la norme.
  • Tant que l’INCIVISME sera supérieur au CIVISME
  • Tant qu’une femme ne poura pas marcher seule sans se faire klaxonner ou qu’on lui fasse des « kssss kssss » au moins 1 fois par minute. Et ça c’est les gentils, parce qu’il y en a qui y vont avec des mots, très souvent crus. Et quand on leur demande pourquoi tu la respectes pas, ils te disent: « Wa chafti chnou labssa, hia li bagha hatchi ». À quand les femmes qui kisskissent les hommes en débardeur
  • Tant que la société marocaine n’aura pas de relation décomplexée avec la religion et qu’une certaine frange de la population pensera détenir le bon message. Il n’y a qu’à voir le modèle turque qui est un pays majoritairement musulman et où est ce que chacun vit sa religion comme il le souhaite et sans complexe.
  • Tant que cette culture d’attentisme sera profondément ancrée. Je m’explique, en général le marocain moyen ne pense pas détenir son destin en main, il attend toujours un élément externe qui viendra l’aider (Aumône, héritage, coup de pouce, grima)
  • Tant que la valeur méritocratie sera reléguée au deuxième plan au profit le valeur « Ould Men » et qu’il y aura des inégalités de chance de réussite à la base
  • Tant que quand on veut aller voter au référendum, il y a un gars avec un t-shirt et une casquette « Na3am » (OUI) qui se balade dans le lieu du scrutin.
  • Tant que dans le domaine professionnel, l’émotion de cèdera pas la place à la rationalité. Et pour reprendre la phrase d’un humoriste marocain que j’ai rencontré: « Je te vends quelquechose si je t’aime bien sinon Wallah li ditih »
  • Tant que l’implication au travail ne cèdera pas la place au fameux « Ana gha Khadam »
Bref, tant que bezzaaaaaaf de valeurs malsaines seront profondément ancrées dans la mentalité marocaine, celle-ci n’avancera qu’au ralenti et à mon humble avis la nouvelle constitution n’y changera pas grand chose!

Coup de gueule: Incompétence et Paresse au Maroc

Ça fait 2 mois que je suis rentré définitivement afin d’investir au Maroc, mon pays natal. J’ai lancé le processus de création d’entreprise au Maroc et là je m’apprête à prendre possession de mon bureau le 1er Septembre. Ça c’était juste histoire de vous planter le décor, une sorte de mise en contexte, mais ce dont je vais vous parler aujourd’hui n’a rien à voir avec mon entreprise. Je vais vous parler de 2  « Valeurs » importante que j’ai découvertes lors de mon retour après 7 ans d’absence de mon pays: L’incompétence et la Paresse.

Commençons par la première. Est incompétente toute personne qui n’a pas la connaissance ou le savoir-faire. On dit d’une personne incompétente qu’elle est dépourvue d’efficacité; qu’elle n’atteint pas son but. En d’autres termes ce sont des gens qui font mal leur travail, et malheureusement au Maroc, il y en a beaucoup. Je ne dis pas qu’il y a que ça, mais je le répète il y en a beaucoup et dans tous les domaines.

Des exemples s’il te plait, arrête de te plaindre! Ok tout de suite. Je pars faire un abonnement chez un prestataire de service, un commis  s’occupe de moi, mais hélas, il ne sait pas comment faire, il demande à ses collègue, il est nouveau paraît-il. Il me demande le cachet de le société, il commence à tamponner partout (déjà que moi à la base je ne suis pas trop fan du principe du tampon), je le laisse faire son travail, il tapisse le contrat de tampons et à la fin quand il finit il me dit: « c’est bon monsieur, vous allez recevoir un coup de fil d’ici 24 à 48 heures pour passer récupérer le tout » et à moi de lui répondre :  » Vous êtes sûr, vous n’avez rien oublié? », il rétorque avec le fameux  » Gha Koun Hani » (traduction pour les non-arabophones : Vous pouvez dormir tranquil, tout est sous contrôle). 24 heures plus tard, je reçois un coup de fil. Waou quelle surprise! Ils sont vraiment efficaces! Un agent du prestataire en question est au bout du fil :  » Oui Monsieur, je vous appelle concernant votre abonnement avec …….. » moi tout content, je lui dis « C’est bon il est prêt? » et l’agent de me répondre « Non, j’ai oublié de vous demander de signer!!!!!! Il fallait signer par dessus le cachet » … 😉 Vous me direz que c’est un cas isolé, mais je peux vous dire que des histoires comme celles-ci j’en ai minimum 2 par semaine à raconter.

La deuxième valeur très présente au Maroc, comme dans pas mal des pays du Sud, et bien  c’est la « paresse » et je ne suis pas le seul à le dire et à le constater. Beaucoup de personnes pensent -peut-être allez-vous être d’accord avec moi- qu’au Maroc la culture du travail n’est pas assez présente en comparaison à des pays comme l’Allemagne, la Corée ou le Japon. Petit rappel, après l’indépendance le Maroc était au même niveau de développement que le Japon. Regardez la situation de chaque pays plus de 50 ans après, y en qui ont bossé dur…

Le meilleur exemple pour illustrer ce que je viens de dire, c’est la journée du Vendredi en ce mois de Ramadan. Ce n’est pas que je sois contre la prière du Vendredi, ceux qui me connaissent le savent, mais je pense que les heures doivent être reprises en travaillant plus tard. Car les gens sortent à 12h pour faire leur prière, reviennent 1h30 à 2h plus tard, et ils doivent quitter vers 15h. La semaine se termine donc Vendredi à Midi. Des sociétés en plein développement comme le Maroc ne peuvent pas se permettre de sacrifier une demi-journée par semaine, 2 jours par mois, 24 jours en 1 an car c’est la productivité et le classement du Maroc qui en pâtît.

À ce titre, je partage avec vous ce graphe qui montre l’évolution de la productivité du Maroc en comparaison avec celui des Etats-Unis  depuis 1987…On pourrait la qualifier de stagnante pour être gentil…

Un rayon de soleil…

Après des discussions à propos de ce sujet avec mon entourage, un proche responsable d’une unité industrielle m’a affirmé que les marocains auraient un point fort, celui du travail de dernière minute. Contrairement à leurs confrères allemands ou suédois, les ouvriers marocains seraient prêts à veiller jusqu’à des heures impossibles afin de réaliser le travail qui leur est demandé.

Attention, je ne veux pas dresser un portrait noir et généralisé de la société marocaine, le but à travers ce blogpost n’est pas de critiquer pour critiquer, mais juste une initiative afin de faire prendre conscience aux gens que la Compétence et le Travail  en opposition à l’Incompétence et à la Paresse sont des valeurs nobles que toute société doit valoriser afin de réussir son développement.

I Love Morocco.