Quelle est la place des réseaux sociaux dans le processus de recrutement ?

Selon une étude publiée par le site américain de recherche d’emploi Careerbuilder.com, neuf employeurs sur vingt consultent les réseaux sociaux avant d’envisager le recrutement d’un candidat. 29% d’entres eux se ruent sur Facebook, 26% sur LinkedIn, 21% sur Myspace, 11% sur les blogs et 7% sur Twitter. Menée auprès de 2 667 recruteurs américains, cette étude présente la réaction de ces derniers après avoir «espionné» la page de leurs recrues potentielles.

Quelle utilisation de la part des employeurs ?

Avec les réseaux sociaux, les recruteurs se retrouvent face à une marée d’informations concernant leurs futurs employés auxquels ils ne sont pas censés avoir accès. À ce sujet, Jacques Froissant fondateur d’Altaide dit : « Le recruteur est dans une position schizophrénique, il accède à de plus en plus d’informations personnelles qu’il se doit d’ignorer. C’est vrai qu’il faut une éthique forte ».

À en croire les dires de M.Froissant, seule l’éthique des recruteurs peut limiter l’utilisation abusive des renseignements personnels des candidats lors du processus de recrutement. Ainsi, l’article 5 de la charte québécoise des droits et liberté selon lequel « toute personne a droit à la protection de la vie privée » s’en trouve bafoué. Néanmoins, il est très difficile de prouver sur quels critères se basent les choix des recruteurs.

Quelle protection pour les candidats ?

C’est donc aux candidats de bien gérer les informations qu’ils communiquent en ligne, tout d’abord en restreignant l’accès libre à leurs profils. Et si, le futur employeur se présente sous une autre identité  afin d’avoir accès à des renseignements personnels ? À cette question, M. Olivier Iteanu, fondateur du cabinet qui porte son nom répond : « Tout ce qui tient de la manipulation de ce type est évidemment interdit. On est même à la limite du pénal ». Mais encore une fois comment faire preuve de cela ?

À mon avis, la solution réside dans l’utilisation intelligente de réseaux sociaux spécialisés. Ainsi, Facebook serait un réseau strictement réservé aux amis alors que Linkedin lui sera utilisé dans le domaine professionnel. Selon l’enquête menée par Careerbuilder, 18% des recruteurs ont ainsi embauché un candidat après avoir visité son blog ou sa page tirée d’un réseau social.

Et la loi dans tout ça

Toujours d’après M. Olivier Iteanu : « le cadre juridique est le même que pour un recrutement classique et se base sur le code du travail ». Ainsi, à chaque fois qu’en employeur désire obtenir des informations qui ne figurent pas sur le curriculum vitae, telles l’âge, l’orientation sexuelle ou l’origine ethnique ; d’après le principe de neutralité de l’article 5 de la loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information celui-ci est dans l’illégalité, même sur Internet.

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