En France, lancement d’une charte pour encadrer les cabinets de recrutement sur le Web.

À l’occasion de l’atelier « Droit à l’oubli » organisée le Jeudi 12 Novembre par la secrétaire d’Etat à l’économie numérique, l’association « A compétence égale » qui rassemble 40 cabinets de recrutements français a lancé la « Charte réseaux sociaux, Internet, vie privée et recrutement ».

Selon cette charte :  » Les signataires rappellent que, dans le cadre d’une procédure de recrutement, la sélection des candidats doit reposer uniquement sur les qualifications et les compétences et exclure tout critère d’ordre personnel et privé.  »

Ainsi, face à la multiplication et au succès des réseaux sociaux, blogs et autres moteurs de recherche et en l’absence d’une loi qui régit les pratiques de recrutement sur le Web, les professionnels du recrutement ont adopté cette charte afin de garantir leur éthique professionnelle.

En signant cette charte, ils s’engagent à :

  1. Limiter les réseaux sociaux à la seule diffusion d’offres et avec le consentement de l’utilisateur.
  2. Ne pas utiliser les réseaux sociaux comme outils d’enquête et ne pas collecter des informations d’ordre personnel, voire intime, même si elles sont rendues accessibles par les utilisateurs eux-mêmes.
  3. Sensibiliser et former les recruteurs sur la nécessité de ne pas collecter ni de ne tenir compte de telles informations.
  4. Alerter les internautes sur la nécessité de veiller à la nature des informations qu’ils diffusent et au choix des personnes à qui ils souhaitent y donner accès.
  5. Enfin, dernier engagement : interpeller les gestionnaires des sites Internet hébergeant des réseaux sociaux, des blogs, des moteurs de recherches sur l’importance d’informer très clairement leurs utilisateurs :
  • sur la finalité du site,
  • les personnes y ayant accès
  • ou encore la durée de conservation des données.

Le dernier point concernant la durée de conservation des données soulève la question du droit à l’oubli. À ce sujet, il y a eu une proposition de loi enregistrée le 6 novembre dernier par deux sénateurs afin de contraindre les éditeurs de sites à communiquer la durée de conservation des données mais aussi de garantir un droit de suppression des données.

À première vue, cette proposition de loi permettrait de mieux protéger l’internaute. Sauf que sur Internet, les grands détenteurs de données personnelles ne sont nul autre que Google et Facebook. Une législation française n’aurait donc aucun effet sur ces leaders américains du Web.

Ainsi je partage l’avis de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat au numérique qui dit :« Nous avons d’abord besoin d’une période de réflexion et de concertation au niveau international. Nous ne mettrons pas tout le monde d’accord sur la protection des données personnelles, mais on peut essayer de s’entendre sur une durée de détention maximum des données. » Ce serait déjà un bon début.

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