Les 5 clés de la réussite et du bonheur par Anthony Robbins

Bonjour à toutes et à tous, cela fait un bail que je n’ai pas alimenté mon blog, peut-être ai-je perdu cette fougue et cet esprit critique vis à vis de la société marocaine (que je suis rentré dans le moule), peut-être que mes préoccupations professionnelles ont inhibé mes prises de position, peut-être que j’étais à la recherche du bon sujet à traiter ou peut-être que j’étais un peu paresseux…bref toutes ces raisons ne sont que des justifications que j’essaie de trouver pour essayer de justifier mon silence de plusieurs mois!
Aujourd’hui j’ai décidé de partager avec les 5 clés de la réussite et du bonheur présentées dans le livre Best-seller d’Anthony Robbins: Pouvoir illimité. Lisez celà attentivement et essayez de faire le rapprochement avec votre vie de tous les jours. Enfin comme je le dis toujours seule l’action compte, essayez donc de metter en principe ces pratiques. Bonne lecture

1- La maitrise de la frustration

« Tous ceux qui réussissent apprennent que le succès se trouve de l’autre côté de la frustration. Malheureusement, certains n’arrivent pas à passer de l’autre côté. Les gens qui n’atteignent pas leurs objectifs sont généralement arrêtés par la frustration. Ils la laissent les empêcher d’agir comme il conviendrait pour réaliser leurs désirs. Pour dépasser cet obstacle, il faut entrer dans la frustration, faire de chaque échec un tremplin. savoir en tirer une leçon, et avancer plus loin. »

2- Savoir essuyer les refus

« Il n’y a pas de véritable succès sans refus. Plus vous essuyez de refus, mieux cela vaut, plus vous en apprenez, plus vous approchez de ce que vous voulez obtenir. La prochaine fois que quelqu’un vous refusera quelquechose, tapez-lui sur l’épaule. Cela changera sa physiologie. Transformez les « non » en accolades. Quand vous saurez affronter les refus, vous aurez appris à obtenir tout ce que vous voulez. »

3-Maitriser les pressions financières

« Quand j’ai commencé à faire de l’argent, tout le monde m’en a voulu. Mes amis me désavouaient. « Tu ne penses qu’à l’argent, qu’est ce qui t’arrive? »[…] Parce que j’avais un statut financier différent, les gens se faisaient soudain de moi une image différente. Certains m’en voulaient énormément. C’est un des effets que l’argent peut avoir sur notre vie, un des ces pressions financières dont je parlais. Ne pas avoir assez d’argent en est une autre. […] Mais que vous ayez beaucoup ou peu d’argent, vous subissez des pressions financières.

4-Ne jamais se laisser à la complaisance

« La sensation de bien-être peut être l’une des plus désastreuses que nous puissions expérimenter. Qu’arrive-t-il quand on se sent trop bien? On arrête de se développer, de travailler, de créer de la valeur ajoutée. Ne cherchez pas trop de bien-être. Si vous vous sentez vraiment bien, il y a des chances pour que vous ayez cessé d’avancer. Comme disait Bob Dylan: « Celui qui ne cherche pas à naitre cherche à mourir » Quand on demande à Ray Kroc, le fondateur de McDonald’s, quel conseil il donnerait à quelqu’un qui voudrait s’assurer une vie réussie, il répondit simplement: « N’oubliez jamais qu’un fruit vert est en train de mûrir, un fruit mûr est en train de pourrir. »

[…]La complaisance vient souvent de la comparaison. J’ai pensé à une époque de ma vie, que je réussissais mieux que les gens que je connaissais. C’est une des plus graves erreurs que l’on puisse commettre. Cela veut peut-être dire que vos amis ne réussissent pas très bien. Apprenez à vous juger d’après vos objectifs et d’après ce que semblent faire ceux qui vous entourent.

[…] Voici une autre façon d’éviter la complaisance. Tenez-vous à l’écart des bavardages autour d’un verre. Je suis sûre que vous savez de quoi je veux parler. De ces discussions où est exposée comme dans une foire la vie des autres – la façon dont ils travaillent, leur vie sexuelle, leur problèmes financiers et tout le reste. Ces discussions sont un suicide. Elles empoisonnent votre cerveau en vous faisant fixer votre attention sur ce que font les autres et sur leur vie privée et non sur ce que vous pouvez faire pour rehausser la valeur de ce que vous vivez. On se laisse prendre facilement prendre à ce genre de passe-temps. Mais n’oubliez pas que ceux qui bavardent ainsi essaient simplement de se distraire de l’ennui provoqué par leur incapacité à produire dans leur propre vie les résultats qu’ils désirent.

Il y a une phrase d’un sage indien dont nous nous sommes souvent servis: « Ne parle que dans une bonne intention«  »

5-Donnez toujours plus que vous n’espérez recevoir

« Si vous voulez faire marcher votre vie, commencez pas donner. La plupart des gens ne pensent d’abord qu’à recevoir. Recevoir n’est pas difficile. Mais pour que les choses bougent, il faut donner.Le problème de la vie tient à ce que les gens veulent avant tout obtenir une chose ou une autre.[…] Vous pouvez gagner des fortunes, régner sur des empires, diriger des multinationales ou contrôler de vastes territoires. S vous ne le faites que pour vous, vous n’êtes pas quelqu’un qui a vraiment réussi. Vous n’avez pas de vrai pouvoir, vous n’avez pas de vraie richesse. Si vous atteignez seul le sommet de la réussite, vous finirez probablement par sauter dans le vide »

Et enfin pour cimenter des 5 clés de la réussite:

 » La plus grande illusion  que l’on puisse se faire à propos de la réussite c’est de croire qu’elle est une montagne à escalader , une chose à posséder, un résultat statique à atteindre. Pour réussir, vous devez penser à la réussite comme un processus, un mode de vie, une disposition d’esprit, une stratégie d’ensemble »

 

Publicités

Victoire du PJD…Adios Koutla…Nouveau départ de la gauche…

Salut à tous, cela faisait pas mal de temps que je voulais écrire un article sur ce qui se passait dans la scène politique marocaine, le dernier article que je voulais écrire et que je regrette de ne pas l’avoir fait, c’est à la veille du scrutin, et que j’allais intituler « Pourquoi le PJD va gagner demain ». À la place je me suis simplement contenté d’un post le vendredi à 10h25 du matin sur Facebook

Bref, j’arrête de vous saouler avec mon « je le savais avant » et je vous parle d’un sujet qui est encore d’actualité, soit la position qui sera adoptée par les partis de gauche marocaine.

Pourquoi le maroc lui faut une politique sociale?

Parce que je pense que c’est le modèle de société qu’il faut pour le Maroc à moyen terme car sinon nous commettrons l’erreur qu’ont commise certains pays de l’Amérique centrale et du sud il y a 30 ans en choisissant la voie de l’ultralibéralisme et qui subissent, aujourd’hui, la violence armée d’une société ultra inégalitaire et ou il faudra se déplacer en gillet par balle et avec son garde du corps.

OK maintenant que je vous avez compris pourquoi je pense qu’il faut une politique de gauche au Maroc, je vous livre le fond de ma pensée et qui est la suivante:

Pour continuer à exister les partis de gauche doivent se constituer en pôle et ne doivent pas participer au prochain gouvernement s’ils veulent gouverner un jour

Pourquoi  je pense que la gauche ne doit pas participer au prochain gouvernement?

Je pense que la décision la plus intelligente à prendre de la part des partis de gauche, et plus précisement ceux de la Koutla, à savoir l’USFP et le PPS, c’est de ne PAS PARTICIPER au prochain gouvernement et d’avoir une vision longtermiste en se positionnant pour les prochaines élections législatives de 2016. Et voilà pourquoi:

-Clarification du positionnement des partis de gauche. Déjà que les citoyens ne comprennent pas trop ce que fait un parti de gauche tel le PPS avec le parti Istiqlal dans le cadre de la Koutla, ils comprendront moins une alliance d’un parti socialiste de gauche tel l’USFP avec un parti islamiste conservateur comme le PJD.

-Une bonne partie de l’électorat de gauche n’est pas allé voter car ne se reconnaissant plus dans le positionnement des partis dits de gauche. Entre l’incompatibilité de fond de la Koutla et celle de l’adhésion des partis de gauche (Parti socialiste, Parti de la gauche verte et Parti travailliste) à l’alliance pour la démocratie emmené par le RNI, l’électeur de gauche est complètement pommé

-Si on additionne les résultats des partis de gauche, on arrive quand même à 64 sièges, sachant qu’une bonne partie de l’électorat de gauche n’a pas voté

USFP (39) + PPS (18) + Parti travailliste (4) + Parti de l’environnement et du développement durable (2) + Front des forces démocratiques (1) = 64 sièges

De plus, 2 partis d’extrême gauche, à savoir le Parti socialiste unifié (PSU) et le Parti d’avant-garde démocratique et socialiste (PADS) ont boycotté les élections et étant donné leur proximité avec les mouvement du 20 Février, peuvent constituer une bonne masse électorale.

Pour la création d’un pôle de la gauche

C’est pour cela que dans ce contexte de polarisation, la création d’un pôle de gauche est une opportunité inespérée pour les partis de gauche s’ils veulent continuer à exister et à faire entendre leur voix, sinon et bien on se rappelera du gouvernement Youssoufi comme le dernier gouvernement de gauche qu’ait connu le Maroc…

Certains d’entre vous me diront que étant donné les rancoeurs qu’entretiennent certains partis de gauche du fait de scission ou de différences idéologiques, celà est quasi impossible…Et bien moi je leur répond que pour y arriver, il faut des femmes et des hommes qui ont une vision et qui ont un rêve commun, celui d’une gauche marocaine unie et aux commandes du pouvoir.Il serait fier de vous

Pour finir je vous laisse avec ce documentaire (portugais sous-titré en espagnol) d’un grand homme de gauche, LUIS IGNACIO LULA DA SILVA:

Café Politis. Élevons le débat svp!

Bonjour à toutes et à tous, ça faisait longtemps que je voulais écrire cet article, plus précisément depuis que j’ai assisté à la 4ème édition de Café Politis.  Depuis que j’assisté à la 5ème édition, je me suis décidé à l’écrire.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je tenais à féliciter l’association Marocains Pluriels sans qui nous ne pouvions avoir cette chance de débattre et de se rapprocher de la chose publique.

cafe politis

Après avoir assisté à 3 Café Politis, mon constat est le suivant:

Lors des interventions nous sommes plus dans un schéma d’étalage de connaissance et de « moi je sais » plutôt que dans l’optique de faire avancer le débat et d’interagir avec les invités.

Je m’explique:

  • La majorité des interventions qui ont lieu pendant le Café Politis sont souvent hors-sujet. Rappelez-vous, lors cette 5ème édition (très réussie au niveau de l’affluence et des intervenants) il y avait au maximum 2 à 3 interventions qui soulevaient la problématique de l’engagement politique.
  • Les gens parlent de leur expérience personnelle (On s’en fout) au lieu de profiter de la présence des invités dans le but de leur poser des questions pertinentes et délicates afin de faire avancer la réflexion de tous. D’ailleurs l’animateur du débat Rachid Hallaouy, n’a cessé de répéter qu’il fallait poser des questions.
  • Il faut arrêter avec l’exception marocaine. Je me rappelle lors de la 4ème édition, j’avais posé la question à M.Herezenny quel modèle d’évolution il voyait le plus bénéfique au Maroc, social-démocratie, libéralisme, modèle à la turque, modèle à la brésilienne,etc… J’avais posé cette question afin de profiter de l’expérience de ce bonhomme et j’entendais dans l’audience, mais « Nous on va inventer notre propre modèle »  Qu’est ce tu vas inventer lay ihdik?
  • Il faut dire les vraies choses sans tomber dans le populisme. Bien que les interventions les plus populistes restent souvent les plus applaudies
  • Ne pas être systématiquement dans une optique de « Casser du politicien ». Même si de temps en temps, une intervention d’un Jalil El Outmani pour descendre les intervenants ne fait pas de mal et soulage un peu.
  • Arrêtez d’applaudir chaque 30 secondes s’il vous plait. C’est une mauvaise habitude, je ne sais pas d’où elle nous vient.
  • Au niveau de l’organisation. Ahmed et Bassim, évitez de donner le micro seulement à ceux qui gueulent le plus. Essayez de prendre des personnes dans différentes zones de la salle, car comme tout le monde ne peut pas parler, 1 personne pourra reprendre les questions de ses amis dans la même table par exemple.
  • Enfin évitez de vous contredire dans vos interventions svp. Je pense notamment à une jeune fille qui a reproché aux invités de ne parler que de leur formation politique (De quoi veux-tu qu’ils parlent?) pour enfin terminer en disant: « Oui moi je suis du PAM et je suis fière de l’être ».

Le ridicule ne tue pas, mais il met mal à l’aise, je te jure…

Voilà je finirai en disant qu’il s’agit d’un nouvel exercice démocratique et que nous sommes tous en train d’apprendre. Vos commentaires et remarques sont donc les bienvenus.

Paradoxablanca Ep 1: Pour sortir de sa bulle

Lors d’un de mes précédents articles qui s’intitule « Jeunes élites du Maroc: Wake uuuuup!« , il y a un paragraphe où je parlais de la nécessité des élites marocaines de se connecter à la réalité avant de s’engager en politique dans le but de se frotter et de comprendre les problèmes et les besoins du petit peuple.

Car comme disait l’ancien président du Brésil, Luis Ignacio Lula Da Silva:

« Os ricos não precisam do Estado, a classe média precisa de um pouco de Estado, São os pobres que precisam do Estado ». Traduction: Les riches n’ont pas besoin d’état, la classe moyenne a besoin d’un peu d’état, ce sont les pauvres qui ont le plus besoin de l’état.

Dans le but de faire sortir les gens de leur bulle, nous avons décidé avec un ami Amine Rahmouni de partir à la rencontre de ce peuple d’en bas, qu’on regarde généralement de l’intérieur de notre voiture climatisée, vitres fermées. Bon visionage.

Amine Rahmouni – Paradoxablanca Ep1 – « La jeunesse des bidonvilles » from Amine Rahmouni on Vimeo.

25 of Steve Jobs Best quotes

Steve Jobs Inspirational Quotes

View more presentations from InsideView

Article de Tariq Ramadan sur le Maroc, censuré par l’Economiste

Je publie cet article sur mon blog pour défendre la liberté d’expression

Voici la réaction de Tariq Ramadan en rapport avec la censure de son article:

Ce devait être une belle et enthousiasmante collaboration. Le mensuel marocain « L’Economiste » m’avait demandé d’écrire une chronique par mois. Avec la fermeture du mensuel, l’article allait désormais être publié dans le quotidien. Le second devait l’être aujourd’hui même. Or, voilà que la rédaction en chef a voulu modifier le texte en remplaçant « aux allures d’un bateau royal » par « d’un bateau luxueux ». Une censure inacceptable, mais surtout une auto-censure excessive. A l’heure où les peuples arabes se soulèvent pour leur dignité et leur liberté, et que le Maroc annonce des réformes contre la corruption et pour plus de transparence, il serait bon que les journaux et les journalistes marocains fassent honneur à leur fonction. Une attitude au fond honteuse, une histoire triste. Voici le texte en l’état. Le lecteur jugera et elle/il ferait bien de faire savoir à la rédaction de L’Economiste combien une telle attitude est indigne du Maroc que nous aimons. La collaboration s’arrête donc là. A bon entendeur.

Voici l’article original:

Un si beau Maroc

J’aime le Maroc. Depuis le temps que je viens dans ce si beau pays, j’ai appris des paysages, des parfums, des cultures, des traditions ancestrales, riches et fières. J’ai rencontré des femmes et des hommes à la mémoire forte, à la dignité reconnue, avec du cœur, de la générosité et des sourires confiants en la vie. C’est un pays, c’est un être, c’est un destin.

Cet été, en y jeûnant pour la nième année consécutive, je réfléchissais aux racines de cette identité, à ce qu’elles étaient, et à ce que ce pays pouvait offrir non seulement à ses citoyens, mais également à ses visiteurs comme au monde. Au demeurant, je ne suis pas toujours persuadé que les Marocaines et les Marocains soient eux-mêmes conscients des richesses qui les habitent, de ce qu’ils portent intimement et qu’ils devraient pouvoir offrir. A soi, dans la célébration ; à autrui, dans le respect.

J’ai vu et aimé ce cœur, cette générosité, ce sens de la famille et du service. Le Maroc, c’est aussi cet Orient des origines qui, loin des projections orientalistes, se définit par soi, en une multitude de langues, d’appartenances, de cultures et de mémoires. Ces identités multiples ne se disputent que quand elles sont superficielles et instrumentalisées : dans le fond, elles sont la richesse du Maroc, elles s’enrichissent et se fertilisent mutuellement. Ecouter deux Marocain(e)s parler de leur origine au cœur de ce pays, c’est entrer dans un univers de villages, de liens locaux, d’une pluralité qui unifie. Et pendant le Ramadan, une ferveur si palpable et sincère : un mois où les mosquées débordent, où le cœur est ouvert et les yeux pleurent. Beaucoup, et profondément.

Le Maroc est aussi un pays de toutes les contradictions. J’entends encore les mots de certains touristes français, ou anglais, ou américains me parler de leurs séjours marocains. Trouvant à Casablanca, à Marrakech ou même à Tanger, les espaces de cette liberté chérie en Occident. C’est un pays, disent-ils, où le soleil est gratuit, l’alcool et la drogue bon marché, la prostitution jeune, discrète et peu chère. C’est le pays des nouveaux casinos qui colonisent des esprits, détruisent des vies, déciment des familles. Le Maroc qui devrait offrir de son être est colonisé au cœur de son être par les pires excès des sociétés industrialisées. La logique économique, et touristique, semblerait avoir raison, peu à peu, de l’âme marocaine.

Se peut-il qu’il en soit ainsi ? Se peut-il que les Marocains s’ignorent tant qu’ils acceptent d’être emportés par la culture de l’ivresse de l’alcool, des casinos et des drogues et que leurs enfants soient les proies faciles d’un tourisme sexuel immoral. Se peut-il vraiment ? Au Nord du Maroc, j’ai tourné mes yeux vers la mer et j’ai aperçu au loin une belle embarcation aux allures d’un bateau royal. J’ai souri et pensé à tous ceux qui sont, soit responsables des réformes, soit qui y aspirent. Mon imagination et mon cœur leur envoyèrent ensemble une requête : ne laissez pas le Maroc perdre son identité au nom d’impératifs financiers destructeurs. Au-delà de vos contradictions, n’est-il donc point possible de réconcilier tradition et ouverture, liberté et dignité ? Ce ne devrait point être le tourisme qui colonise de ses excès le Maroc mais ce dernier qui offre à ses touristes le sens de l’être, du don et du respect.

J’ai tourné mes yeux vers la mer, en cette fin du Ramadan, et espéré que les portes des Royaumes soient aussi ouvertes que les portes du ciel, celles du Miséricordieux en Sa Royauté suprême.

Jeunes élites du Maroc : Wake uuuuup!

Il y a un peu plus d’1 mois, j’ai écrit un article expliquant que le problème était un problème de valeurs, en gros ce que je disais c’est que le système de valeurs est complètement inversé chez une grande partie de la population. Après avoir écrit cet article, je me suis dit OK alors tu as 3 choix qui sont les suivants :

  1. Tu ne restes plus au Maroc et tu vas vivre dans une société qui est en alignement avec ton système de valeurs
  2. Tu t’en fous de ce qui se passe au Maroc, tu te fais de l’argent et tu vis dans une micro-société à l’intérieur du Maroc
  3. Tu es un peu patriote, tu profites de ce vent d’espoir qui souffle sur le pays qui t’a tout donné et tu t’impliques pour changer les choses.

Et bien comme j’aime mon pays, que je suis un peu altruiste et bien j’ai choisi l’option 3.

Dans toutes les démocraties, les massent choisissent et les élites leadent

Puisque le Maroc a fait officiellement le choix de la démocratie -le moins pire système qu’on ait trouvé à ce jour- il lui faut l’implication de ses élites dans la gestion de la chose publique car dans toutes les démocraties du monde, ce sont les élites qui mènent la barque.

Afin d’être clair et pas mal interprété, pour moi les élites sont les personnes qui ont une éducation et des valeurs de qualité, cela n’a aucun lien avec le pouvoir d’achat

Si nous en sommes dans l’état actuel des choses, c’est en bonne partie à cause de la démission quasi-totale des élites de la génération de nos parents (les baby-boomers) de la politique durant les 40 dernières années. D’ailleurs, juste à voir le paysage politique, on retrouve toujours les mêmes têtes. Certains de ces boomers me répondront, oui mais le jeu était biaisé et les règles d’une société démocratique n’étaient pas claires.

OK fine, mais regardant devant nous, et si comme je disais dans mon précédent article, la nouvelle constitution ne changera rien sur le terrain mais au moins donnons lui le crédit d’avoir posé les bases d’un réel jeu démocratique. En gros, la nouvelle constitution a donné plus de légitimité aux partis politiques. Dorénavant et on l’espère, la gestion de la chose publique passera obligatoirement par les partis.

Au Maroc, les élites sont déconnectées de la réalité

En partant du principe que le Maroc a besoin de ses élites afin de « leader » (je n’utiliser pas mener car ne veut pas dire la même chose) sa transition démocratique et son développement humain et économique, il faut que ses élites puissent arranger les problèmes du peuple marocain dans sa globalité et répondre à ses attentes. Or le problème que nous avons au Maroc c’est que ces élites sont complètement déconnectées de la réalité et du quotidien que vit la majorité de la population marocaine.

Il faut donc que ces nouvelles élites soient plus proches et plus connectées aux préoccupations de la population afin de qu’elles puissent répondre à leurs problèmes et à leurs besoins.

Jeunes élites pour en finir avec les « Bouchakkara »

Ce qui se passe actuellement chez ces jeunes élites, c’est qu’on se contente simplement de critiquer et de pointer du doigt la politique et les politiciens mais personne ne veut se mouiller.

Or si tout le monde dit qu’il faut que ça change et que personne ne veut s’impliquer pour le changement (Wa khouya moi ma carrière en premier) et bien ça ne changera pas et notre classe politique ne se renouvellera pas.

Afin de donner un nouveau visage au champ politique et de redonner confiance aux marocains envers la politique, il faut que les jeunes élites aillent au charbon afin d’en finir avec les « Bouchakkara » et les « Dinosaures ». Non pas que je ne les aime pas, mais c’est juste que ça suffit, et qu’on a besoin de nouvelles idées et de nouvelles énergies. Un footballeur quand il arrive à un certain âge, Zidane ou Maradona soit-il, il raccroche les crampons pour donner la chance à un Messi de s’exprimer et heureusement d’ailleurs. Y’ en a qui arrêtent au top et quittent sous les ovations du public, et y’ en a qui quittent en se morfondant sur le banc des remplaçants.

2011 non, 2012 peut-être, Rendez-vous en 2016

Je profite de cette date hautement symbolique du 20 Août afin d’inviter les jeunes élites du Maroc à sortir de leur exil moral et politique. Notre pays est en train de vivre un tournant historique qui nécessite de faire émerger de nouvelles élites politiques avec des valeurs saines et une vision claire. Ca ne se fera pas lors des prochaines élections anticipées en 2011, il y aura peut-être des miracles lors des élections de 2012, mais je suis optimiste pour les  élections de 2016 et j’invite les jeunes élites de notre nation à s’impliquer pour cette échéance.

Dernier petit point, pas d’opportunisme s’il vous plait, si vous n’êtes pas drivé seulement par l’intérêt public du Maroc, restez chez vous et choisissez plutôt l’option 2 (Voir introduction de l’article)

Previous Older Entries